dimanche 16 juin 2013

Je l'avais dit, je l'ai fait!

Cet après-midi je me suis décidé à faire un changement d'eau de mon poubellarium, comme je l'avais annoncé.

Changement d'eau.
Depuis qu'il est en route et habité, mars/avril 2012, je n'ai jamais fait de changement d'eau. J'ai simplement compensé l'évaporation avec de l'eau de pluie quand cela fût nécessaire. Placé sur ma terrasse, il m'était facile de le faire glisser au gré des pluies plus ou moins fortes. Lorsqu'il pleuvait très fort je le déplaçais pour l'abriter sous le barnum, lors de pluies faibles je le laissais à sa place pour qu'il se remplisse au niveau souhaité. Lorsqu'il ne pleuvait pas durant une longue période je rajoutais de l'eau manuellement, de l'eau de pluie que j'avais pris soin de stocker en prévision des périodes sèches.
Mais aujourd'hui et pour la première fois j'ai décidé de faire un changement d'eau, non pas parce que nécessaire, mais parce que j'ai de l'eau de pluie en surplus et que j'ai voulu en faire profiter les habitants de mon poubellarium. J'ai donc siphonné une quarantaine de litres, au moyen d'un tuyau à air muni d'une mousse à son extrémité pour ne pas risquer d'aspirer les bestioles éventuelles et les crevettes juvéniles. Autant dire que ça à pris des plombes. Qu'importe, au moins j'ai évité un stress inutile aux poissons à cause d'une réduction drastique de leur espace vital.

Remplissage.
Comme le montre la photo ci-contre le remplissage a été beaucoup plus rapide. Malgré un flux plus puissant l'eau du poubellarium est restée toujours aussi limpide. J'ai mis de l'eau de pluie filtrée naturellement par la Cératophyllum. Les poissons frétillaient au fur et à mesure que le niveau montait, sans doute pensaient-ils trouver des bestioles à becqueter près de la surface, un peu comme durant la mousson dans leur habitat d'origine. Ils n'ont pas hésité à sauter hors de l'eau pour gober un débris végétal collé sur la paroi de la poubelle. Il n'est pas rare d'en trouver un qui se tortille à sec sur une feuille de nénuphar à cause de sa gourmandise. C'est là qu'on  regrette de n'avoir son APN sous la main. Mes Tanis sont des poissons, des vrais, purs et durs, le froid ne les effraient pas ni la disette, n'ont rien à voir avec les drag-queen que sont les Néons!

Pour les récompenser de leur patience, de leur bonne humeur et de leur vivacité, voici ci-dessous leur friandise du jour; un mélange de larves et de pupes de moustiques avec un zeste de daphnies.
Du vivant, que diable!

Pour terminer.

Si jamais je devais faire un choix entre garder mon aquarium, mon poubellarium ou mon bassin, sans aucune hésitation, je virerai mon bac.
D'ailleurs je porte plus d'attention à mes poissons en extérieur qu'à ceux dans l'aquarium. 

Une mare artificielle mais pleine de vie!
Même les crevettes viennent voir ce qui se passe à la surface.
Les poissons en extérieur sont beaucoup plus intéressants à observer justement parce qu'ils se sentent à l'abri des regards, ils bénéficient d'une lumière naturelle, sont beaucoup plus vifs et doux à la fois, ils sont sauvages mais dociles puisqu'ils me mangent dans la main. Tout cela c'est du vrai bonheur avec peu de moyens, et c'est tout simple!

Stay in touch!

samedi 8 juin 2013

Daphnies: saison 2013, c'est parti !

Les beaux jours étant enfin là, j'ai commencé la production de nourriture vivante.

J'ai dû d'abord pêcher et isoler les deux larves de libellule qui s'étaient invitées dans le bac des ostracodes, transformé pour l'occasion en un garde-manger, si bien qu'elles ont fini par me décimer toute la population, pas folle la guêpe!

Les voraces!
Une fois le bac délivré des prédatrices voraces et sans pitié, j'ai remis des ostracodes et j'ai jeté quelques daphnies dedans. J'en ai mis d'ailleurs un peu partout, dans des seaux et dans le bac des gammares, même si je doute qu'elles arrivent à survivre dans ce dernier. Les ostracodes me servent de nettoyeurs, en se nourrissant de coques de daphnies ils maintiennent le bac propre, c'est un bon exemple de complémentarité naturelle entre espèces différentes.

Bac des ostracodes et des daphnies.
Dans le seau, elles ont proliféré ces quinze derniers jours, se sont bien engraissées et ont pris une belle coloration rougeâtre, du coup l'eau de leur contenant est devenue pratiquement limpide. 

Après 15 jours, ça grouille!
Les poissons n'ont pas à se plaindre, entre les larves de moustiques bien grassouillettes, les daphnies et de temps en temps les artémais vivantes, ils sont vraiment gâtés.
Ce matin, ils ont eu droit à une bonne ration de nourriture « fait-maison » et c'est M. le Ministre du redressement productif, mis à part les poissons eux-mêmes, qui devrait être satisfait! 

Ration du jour. 



Il me faut simplement veiller à avoir des seaux de phytoplancton d'avance pour pouvoir les nourrir. Il ne faudrait pas que les daphnies se retrouvent sans rien à grailler, auquel cas leur nombre diminuerait brutalement.

Phytoplancton en préparation.




Mais j'ai de la chance, il me suffit de laisser de l'eau dans des récipients divers et variés pour qu'au bout d'une quinzaine de jours le phytoplancton apparaisse. Il me suffit de mélanger un peu d'eau verte ancienne avec de l'eau fraiche pour démarrer et accélérer le processus. Un peu d'eau et de lumière et voilà qu'on assiste à l'apparition de la vie au premier stade, c'est magique!

miam, miam, quelle belle eau verte!

Une pluie de daphnies!

La production été 2013 me semble prometteuse, en revanche j'ai définitivement abandonné la culture de nourriture vivante durant l'hiver. Une info en passant, il paraîtrait que les daphnies deviendraient stériles à cause d'une production « forcée » pendant les mois d'hiver, elles obéiraient à des cycles qui, du fait d'une maintenance artificielle, ne seraient plus respectés. 

De toute façon, durant la saison froide, les poissons sont aussi en repos et pratiquement en hibernation, dès lors il n'y a aucune raison de faire un élevage de nourriture vivante.

La nature est bien faite, non ?!

Aquatiquement vôtre.
Dani